Le monde du travail américain est très différent du monde du travail européen sur beaucoup de point. Voici les principales différences.

C'est l'employeur qui détermine la plupart des bénéfices sociaux

Contrairement à l'Europe où tout est régulé par l'état, aux Etats-Unis c'est chaque entreprise qui détermine la plupart des bénéfices sociaux (benefits):

  • Nombre de jours de vacances (vacation): en général, plus on a d'ancienneté plus on a de jours de vacances
  • Jours fériés où l'entreprise est fermée (holidays)
  • Nombre de jours de congé maladie (sick days)
  • Couverture médicale
  • Indemnités de licenciement
  • Retraite complémentaire

Embauche, licenciement et démission

Les embauches, licenciement et démissions se font beaucoup plus rapidement qu'en Europe.

La manière de licencier peut être très brutale aux Etats-Unis. Un employeur peut licencier quasiment sans aucun pretexte (exception faite des pratiques discriminatoires). Lorsque cela arrive, il n'y a pas de préavis. On vous avertit généralement le matin et on vous aide à faire vos cartons sur le champs pour que vous soyez parti avant midi.

Les licenciés économiques recoivent en général des indeminités de licenciement (severance package), là encore décidés par la compagnie et là encore souvent en fonction de l'ancienneté. En cas de licenciement pour faute beaucoup d'employeurs ne donnent aucune indemnité, et la couverture médicale offerte par l'entreprise s'arrête bien souvent le jour même.

La contrepartie est que les entreprises embauchent plus facilement et plus rapidement qu'en Europe (elles savent qu'elle peuvent licencier facilement).

De la même manière, les départs volontaires sont très rapides. Il est de courtoisie professionelle de donner 15 jours de préavis en cas de démission, mais vous n'y êtes pas tenu légalement. Vous avez tout à fait le droit de poser votre démission et de partir le jour même (à éviter cependant car cela peut nuire à votre réputation sur le marché du travail).

Grossesse

La grossesse est une des rares exceptions où l'employeur a des obligations légales.

Une loi fédérale interdit en effet à un employeur de licencier pour cause de grossesse. Cette même loi accorde 12 semaines de congés non payées à la mère après l'accouchement (certaines entreprises offrent un certain nombre de semaines payées).

Hostile environment

Si les lois du travail américaines sont fortement en faveur des entreprises, ces dernières redoutent cependant les plaintes pour discrimination, harcelement et autres accusations de hostile environment qui peuvent leur coûter fort cher. Elles prendront donc très au sérieux toute plainte de ce genre.

Faites donc attention à votre entourage lorsque vous sortez une blague trop crue / colorée / salace, si vous faites des compliments sur une collègue de bureau bien roulée ou si vous visitez des sites Web contenant des photos dénudées (par exemple un site en français avec des pubs banale en France mais choquante aux US). Certaines personnes s'offusquent pour pas grand chose (du moins aux normes françaises). De même, avec les histoires d'employés qui débarquent au bureau avec une arme à feu et font un carton, les entreprises sont extrêmement sensible à tout excès de violence, même contre des objets. Quelques exemples réels:

  • Un employé #1 envoie une blague sur une mailing list interne se moquant des gens d'une région particulière des Etats-Unis. Il reçoit un email offusqué d'un collègue qui n'est même pas de cette région mais qui a de la famille de cette région. La DRH lui fait savoir par son patron d'éviter de poster ce genre de blague. Aucune mention dans le dossier de l'employé.
  • Un employé #2, excédé par l'attentisme d'une collègue, lui dit "you people" ("vous autres", voulant dire "vous autres qui ne fichez rien"). Manque de pot, cette personne est noire, et aux Etats-Unis "you people" est souvent interprété comme ayant une connotation raciale ("vous autres les noirs"). La collègue porte plainte à la DRH, et on envoie l'employé en sensitivity training où on lui apprend ce qu'il faut dire et éviter de dire. Grosse mention dans son dossier.
  • Un employé #3 a une conversation avec un collègue qui tourne à l'orage. Il lui dit de sortir de son bureau et le "pousse" du bout des doigts. Manque de chance, le collègue est copain-copain avec son manager qui appelle la DRH. L'employé incriminé reconnait qu'il y a eu contact physique. Grâve erreur. Beaucoup de contrats de travail stipulent que n'importe quel contact physique non désiré peut être motif de licenciement. L'employé est licensié pour faute, sans aucune indemnité.

Ceux qui portent plainte trop facilement ternissent leur propre réputation, ce qui peut leur nuire à long terme (c'est le genre de réputation qui voyage très vite). Mais en attendant c'est vous qui risquez d'essuyer les plâtres.

Le CV

Le CV américain est aussi appelé "résumé" ou "resume". Les CV ne contiennent pas de photo ni d'information sur l'âge, la citoyenneté ou le statut marital de la personne (demander ce genre d'information lors d'une interview est parfaitement illégal). Les exemples de réussites professionnelles concrètes sont souvent aussi importants que les diplômes obtenus. Les CV comportent en général les informations suivantes :

  • Name/Address
  • Objective/Summary/Professional Profile
  • Experience
  • Employment History/Professional experience
  • Education
  • Publications/Patents/Speaking Arrangements
  • Professional Affliations
  • Awards/Honors
  • Skills

Vocabulaire et expressions

  • Pink slip: notification de licensiement (feuille rose, d'où le nom)
  • Vacation: vacances
  • Holiday: jours feriés (en Angleterre ce mot veut aussi dire vacation)
  • Conf call (conference call): conférence téléphonique
  • To give one's notice: donner son préavis de démission
  • To be fired: se faire virer
  • Layoffs / downsizing / rightsizing: licenciement économique
  • CLM (Career Limiting Move): action qui va impacter négativement votre carrière (comme se faire prendre à dire du mal de son patron)
  • NDA (Non-Disclosure Agreement): accord de confidentialité
  • Sexual harassement: harcellement sexuel
  • 9 to 5: 9h-6h (ben oui, ils prennent moins de temps le midi)
  • Travel expense: frais professionels de voyage
  • Quarter: trimestre fiscal (Wall St apporte beaucoup d'importance aux résultats du quarter)
  • FY (Fiscal Year): année fiscale
  • Business attire (code vestimentaire): costume cravate.
  • Casual dressing (code vestimentaire): tenue décontractée (jeans-basket)
  • Casual Friday (code vestimentaire): certaines compagnies qui demandent d'être en costume cravate toute la semaine accèptent que les employés portent une tenue plus décontractée le vendredi du moment qu'ils ne rencontrent pas des clients. On appelle ça le casual Friday.
  • Business casual (code vestimentaire): tenue décontractée chic, à mi-chemin entre le jeans-basket et le costume-cravate. Polo, khakis et mocassins par exemple.

Comment créer son réseau dans le domaine bio-pharma à San Diego?

 

Les nouveaux arrivants à San Diego, venus pour un stage, un post-doc ou qui s'installent à long terme, trouveront sans doute que les réseaux sont très utiles pour s'ouvrir de nouvelles opportunités de carrière. La première étape pour commencer son réseau local, c'est de rendre visite aux sites d'associations telles que BIOCOM, CHI et CONNECT et ceux de journaux comme FreshNews, San Diego Business Journal et SignOnSanDiego pour voir ce qui se passe dans la région.

 

La seconde étape, c'est d'aller à des réunions de « networking ». Si vous êtes un peu timide, pour parfaire votre poignée de main et votre introduction de 30 secondes (qui vous êtes, ce que vous faites, ce que vous voulez faire), aller aux séminaires gratuits (plus collation et boisson offerte) du San Diego Biotechnology Discussion Group est une bonne idée. Tous les deux moins environ une compagnie locale présente ses activités ; le séminaire est précédé par une heure de networking et le CEO de la dite compagnie est en général présent et accessible (si vous avez trop la trouille, prenez un sandwich, asseyez-vous en attendant le séminaire, et regarder comment les gens « networkent »). Pour les femmes, il y les réunions d'AWIS moins intimidantes (mais il faut être membre) et la très populaire « happy hour » de WOB (gratuite, collation et boisson offertes, nombreux recruteurs présents – surtout pour des postes techniques - et même des tombolas).

 

Une fois plus à l'aise, vous pouvez passer au niveau supérieur et sortir votre cravate ou vos talons pour aller aux événements de BIOCOM, CONNECT, TiE et MIT Enterprise Forum, payants mais avec plus de décideurs (la il faut absolument avoir ses cartes de visites prêtes !).

 

Finalement, n'oublions pas la « French touch » offerte par French BIO Beach avec des séminaires gratuits orientés vers la politique française de développement de l'industrie bio-pharma… Ca peut être bien utile pour préparer un retour au bercail… Les séminaires sont précèdes et suivis d'un buffet – le meilleur de San Diego !


Vous pouvez retrouver tous ces liens sur http://www.freewebs.com/tightjunctions (site gratuit à but non lucratif). En passant, Carole recherche quelqu'un qui souhaiterait mettre à jour le calendrier chaque semaine (30 min. de travail) car elle n'a plus le temps de le faire (c'est un très bon moyen de savoir ce qui se passe dans la région).
 


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